L’ Inukshuk

Peu de temps après leur rentrée scolaire à Montréal, mes enfants ont dû se familiariser avec l’art Inuit qui était le thème principal de leur spectacle de fin d’année.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je les ai aidés, curieuse d’aborder cette culture que je ne connaissais pas. Après la découverte des chants de gorge Inuits, plutôt étranges, nous découvrons leurs légendes. Notre préférée est celle de l’Inukshuk, symbole des Inuits du Canada.

Inukshuk signifie « forme humaine » en inuktitut (langue inuite), et désigne un amas de pierres érigé par les Inuits. La forme plurielle est inuksuit.

« Chez les Inuits, les inuksuit  ont joué un rôle important dans la chasse traditionnelle au caribou. Ils étaient disposés, comme des épouvantails de pierre pour attirer les caribous dans un cul de sac, lieu d’embuscade sur une colline. Les chasseurs, armés d’arcs et de flèches, étaient cachés derrière les inuksuit. Les femmes et les enfants servaient de rabatteurs. Les inuksuit pouvait aussi servir de point de repère identifiant la position d’une cache pour la nourriture. Ils  servaient aussi à marquer les limites d’un territoire. »

Et voici sa légende :

C’était il y a fort longtemps…

Un jeune garçon vivait en harmonie sur la banquise, avec ses parents et la nature environnante. Pour lui la vie était merveilleuse, car son père lui apprenait à chasser et sa mère le traitait très bien. Le soir, il dormait collé contre ses parents, bien au chaud sous les peaux d’animaux.

Mais un jour, ses parents eurent un nouvel enfant, une fille. Le jeune garçon en fut très malheureux, car à partir de ce jour, ses parents s’occupaient un peu moins de lui. Le soir c’était sa petite sœur qui dormait à côté d’eux. Toute leur attention émerveillée était désormais tournée vers elle. La morosité le gagna petit à petit et le jeune garçon devint solitaire. Un beau jour, le cœur remplit de haine, il se décida à partir…

Il marcha très longtemps, luttant contre le froid et les éléments. Il parvint jusqu’à une colline où vivait un vieux chaman solitaire. Mais c’était un méchant chaman… Il n’aimait pas les hommes. Le vieux accepta de prendre le jeune garçon avec lui et de l’initier aux secrets du chamanisme.

Quelques années s’écoulèrent et, avec l’initiation du mauvais chaman, la haine du jeune garçon envers les hommes augmenta dangereusement.

Un jour, il décida de se venger de sa peine et décida de provoquer une grande tempête pour détruire toutes les habitations environnantes. Il entama des incantations magiques et un terrible blizzard se leva du pôle nord qui commença à déferler sur la banquise et les terres.

En voyant les ravages que la tempête commettait, il fut pris de remord par les conséquences de cette magie monstrueuse. Le jeune garçon voulu alors arrêter le blizzard, mais il n’existait pas de formule pour cela. Il monta alors sur la plus haute colline et ouvrit grand les bras pour combattre le vent. La lutte dura toute la nuit. Au matin, le vent s’était arrêté, mais le garçon, lui, s’était transformé en pierre.

Ainsi naquit le premier inukshuk!

Nous sommes tous tombés en amour des Inuksuit et voulions en faire un dans notre cour. Mon homme était prêt à s’en faire tatouer un pour marquer notre nouvelle vie, cela devenait notre totem.

Mais voilà qu’en partageant notre engouement avec nos amis Québécois, ben ils se sont bien foutus de nous 😉 parce qu’ici, avoir un Inukshuk dans sa cour ou tatoué c’est le comble du quétaine (ringard)…

Alors on a laissé tombé…j’ai bien un porte-clef qui traîne mais chuuuuuttttttt…il est bien caché 😉

et quand même, un lien pour écouter un chant de gorge inuit…

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2 commentaires pour L’ Inukshuk

  1. Sandrine dit :

    Marie, oui les Inukshuk sont excellent, lors de notre voyage au Québec quand nous sommes aller dans une réserve Indienne prêt de Québec, nous avons lu les histoires liés à ce drôle de personnage en pierre. J’ai retenu que la longueur et la position des « bras » indique une distance et une direction pour un point d’eau ou nourriture aux personnes égaré et avisé de ces connaissances. Bref, une culture ancienne qui avait déjà les prémices de nos GPS pour les adresses de restos.

  2. Olivier dit :

    En fait, MAPPY n’a rien inventé 🙂

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