Quand mon imagination s’emballe…

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Tout n’est pas perdu 😉

Il y a quelques jours, je pense avoir traumatisé l’une de mes collègues.

Nous rentrions de notre lunch, les mains chargées de vernis à ongles, de chips et de bonbons glanés au Jean Coutu, quand tout à coup un homme surgit d’un parc de stationnement voisin.

Il est sale, marche vite…avec une tronçonneuse dans les mains. Il est 13h,  il vient d’y avoir une tempête de neige et il n’y a pas un arbre dans les alentours. Mon cerveau reptilien se met automatiquement en marche : il faut fuir, se cacher et surtout ne pas rester dans les parages. J’imagine déjà le remake de « massacre à la tronçonneuse » avec mon mari éploré ramassant ma main coupée qu’il aura reconnue grâce à ma bague de fiançailles …

Tel Jack Bauer, je glisse discrètement à ma collègue :

– « Je pense qu’il faut ralentir le pas et vite rentrer dans le premier magasin sur notre gauche.

Elle me sourit gentiment et me demande s’il y a un problème :

– En fait, tu vois le gars là bas, je le trouve bizarre, il a une tronçonneuse dans les mains et il marche d’un air super décidé : j’ai l’impression qu’il va péter une coche et découper tout le monde en rondelles.

Elle me regarde avec surprise puis regarde le type en question, tout en ralentissant le pas. Elle n’a pas l’air rassurée. Je m’entends lui dire :

–       T’inquiètes pas, ça va bien aller, on va lui échapper au psychopathe (il est loin devant et sur le trottoir d’en face…le risque s’éloigne) ».

Cette fois je lis la consternation dans son regard :

–       « En même temps, ce n’est pas une tronçonneuse mais un aspirateur à feuilles qu’il a dans les mains, je ne pense pas qu’il puisse faire grand mal avec ça »…

Je suis restée muette : d’un côté j’étais soulagée de ne pas être, ni le témoin impuissant, ni la victime innocente d’un massacre; De l’autre je prenais conscience de mon ridicule.

En même temps, il n’y avait ni arbres, ni feuilles et un mètre de neige…C’était quand même louche non?

L’éclat de rire de ma collègue a été libérateur :

–       On peu dire qu’on ne s’ennuie pas avec toi! »

Certes, j’ai de l’imagination. Mais je suis surtout très myope!!!

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Tout sur l’hiver… Québécois

StreetSnow    La réflexion la plus fréquente de mes compatriotes français:

– « Et l’hiver, c’est comment? »

Ma réponse, toujours la même :

– «L’hiver est tout à fait supportable, il suffit d’être bien équipé».

On oublie la mode et la coquetterie, les bottines en nubuck beige non imperméables, les doudounes extra courtes, les mini-jupes…genre.

Intérieurement, je trouve cela cliché de réduire la vie québécoise à son hiver rigoureux…Sauf que :

Là, il a fait -30°C pendant une semaine. Je dois bien avouer que cela complique le quotidien. Quelques exemples :

D’abord, rajoutez près d’1/2h pour vous préparer le matin : Le temps de superposer toutes vos couches de vêtements, de trouver vos gants, ceux de vos enfants, les écharpes et bonnets assortis. Bref, le kit minimal de survie. Quand vous n’êtes pas du matin c’est dur. Quand vous avez, en plus,  des enfants étourdis/ mal réveillés/ qui-ont-encore-perdu-leur-gant-droit, c’est horrible…

Ensuite, il faut partir. Des fois, il faut juste ouvrir la porte et tenter de ne pas glisser sur le verglas, des fois, il faut déneiger pour passer…Dans ce cas, ajoutez jusqu’à ½ h de pelletage, chouette!

Le trajet aussi, est souvent ralenti : Même si les trottoirs sont déneigés, la maudite glace les rend extrêmement glissants : Vous marchez lentement, en dérapage non contrôlés constants et avec une allure discutable. Rajouter à cela : les narines qui collent (soudées par le gel, miam), les cils qui givrent (adieu mascara et bonjour coulées disgracieuses sur les joues) et l’impression de perdre le bout de ses jambes « exposées » entre les bottes et le manteau.

Vous êtes arrivés au métro sans tomber? Alléluia! Maintenant vous allez prendre une suée parce que le métro est ultra chauffé et qu’avec toutes vos couches vous crevez de chaud…Votre nez dégèle d’un coup et se met à couler…vous cherchez un mouchoir ? Mais hop, pas le temps, dans les gants!

Vous enlevez votre bonnet, pour vous aérer, le temps de réaliser que le reflet de la fille bizarre dans la vitre est le vôtre? Restez calme. Tout va bien : Voici ce que vous voyez : des cheveux hirsutes (bonnet+froid+électricité statique), des joues écarlates traversées de rigoles noires (reprise de la circulation sanguine et fixation du mascara qui coule) et rien pour essuyer, vu que vous venez de vous moucher dans vos 2 gants (gauches). Parfait. Dieu merci, peu de chances que vous ne croisiez Brad Pitt. La vie est bien faîte!

A peine réchauffé il faut ressortir, remettre le peu que vous avez enlevé et prendre le choc de votre vie : vous quittez les Tropiques du métro Montréalais pour l’Arctique…c’est encore plus violent! Vous reprenez votre route et hop, votre cellulaire sonne. Panique, vous fouillez dans votre sac, enlevez un gant, déverrouillez frénétiquement tout en dégageant une oreille du bonnet…Mais quand vous décrochez, il est soit trop tard, soit vous perdez votre main/votre oreille de les avoir découvertes 30 secondes…Et si ça se trouve, c’était un appel pour vous annoncer que vous aviez gagné un voyage au Mexique, à Cayo Coco !!!!

Sinon, l’hiver, c’est vraiment cool! Je parlerai des points positifs un autre jour, promis…mais là, J’SUIS PLUS CAPABLE !

 

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Drôle de réveillon!

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Notre réveillon s’annonçait bien tranquille: Un petit dîner sympa en famille avec mes beaux parents venus nous rendre visite.

       Mais voilà que notre chat a décidé, surement pour pimenter cette dernière soirée de l’année, d’aller se percher tout en haut de l’érable de notre jardin et de rester bloqué, en miaulant de terreur pendant quelques heures…Persuadés qu’elle allait soit faire une chute qui la tuerait, soit mourir gelée, on a, en ordre:

– Téléphoné aux pompiers (ils ne se déplacent plus pour les chats)
– Téléphoné aux associations de défense des animaux en détresse (tous sur répondeur le 31 à 18h et je les comprends!)
– Escaladé le toit, appelé, supplié, secoué le sac de croquettes, ne recevant comme réponse que des miaulements affolés. Seuls face à l’indifférence générale nous avons donc improvisé:

L’homme a pelleté la neige pour faire un gros tas au pied de l’arbre, histoire de rapprocher  la minette du sol et amortir éventuellement sa chute. Mais elle nous semblait, encore, vraiment très haute. Nous avons alors entrepris de gonfler la piscine des enfants pour en faire un amortisseur puis nous avons rajouté un matelas gonflable, le tout entassé sur la butte de neige sous l’arbre.

Là encore, elle était encore très haut. Finalement, on a sorti notre sapin de noël, tout décoré et d’une grandeur respectable pour le mettre en haut du tas de neige et faire une sorte d’échelle avec autour le matelas et la piscine. Tout cela sous la neige et dans le froid, de nuit, sous les regards médusés et perplexes des rares passants de la ruelle, un 31 janvier.

A l’intérieur, l’agitation était extrême aussi. Mon aîné, qui a une légère propension à l’exagération et au psychodrame pleurait en disant qu’il ne voulait pas que son papa meurt en essayant de sauver le chat. Mais il culpabilisait en même temps et s’est finalement mis à saigner du nez, parce que, quand il est stressé, mon pauvre petit gars se met systématiquement à saigner du nez…Le deuxième jouait avec ses légos. Ma belle-mère tentait de calmer tout le monde, mon beau-père cuisinait et moi , je râlais…

Après, tous en cœur, au pied de la butte, du sapin, de la piscine et du matelas, on a encouragé le maudit chat à descendre…En vain. Finalement nous sommes rentrés, nous avons bu puis mangé. Et une heure après la minette a miaulé derrière la porte patio…Elle est rentrée comme si de rien n’était, avec un air de duchesse outragée sous nos hourras hystériques. Puis elle a réclamé ses croquettes.

L’année a donc, finalement, bien commencée!

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Comme un lundi

Lundi soir, je profite du temps récupéré et planifié durant la fin de semaine: un voir deux repas d’avance, une maison propre et rangée, je suis assez fière de ma merveilleuse organisation.

Les devoirs sont terminés. Les enfants sont sous la douche, je mets sur le feu mon sauté de porc épicé aux carottes et la maison sent bon le cumin, la cannelle et le cucurma…J’attends l’homme, telle l’épouse parfaite des années 50…une vraie carte postale.

Mais voilà, alertée par les cris sauvages de mes enfants, je vais les voir et m’occupe de finir leur douche. Ma salle de bain n’est plus très reluisante : les serviettes mouillées empilées partout et le tiroir de pyjamas retourné (parce que Luc voulait celui de Batman ben oui parce que même Batman il met un pyjama, et quand il en met un, ben il prend celui avec sa face dessus, c’est bien connu…). Bref je ramasse et tente de redonner une apparence convenable aux pièces dévastées par mes 2 garçons…jusqu’à ce qu’une drôle d’odeur chatouille mes narines.

Je descends en catastrophe. Trop tard! Mon délicieux sauté a attaché au fond de la casserole et ce ne sont plus les épices qui embaument la maison mais une odeur de brûlé…Je panique, transvase ce qui semble encore bon mais en vain, le goût reste… la carte postale pâlit.

Dans un élan désespéré, je me tourne vers google et tape « enlever le goût de brûler dans un plat », pour voir. Après avoir constaté avec soulagement que je n’étais pas la première à rentrer cette requête, je commence à lire tous les conseils…Certains sont assez farfelus. Je me demande si certaines cuisinières, aussi frustrées que moi en découvrant qu’elles avaient fait carboniser leur plat ne se sont pas vengées en conseillant n’importe quoi…mais bon, je suis prête à tenter le diable pour sauver mon repas.

Je retiens ceux que je peux appliquer avec ce que j’ai sous la main :
1/ rajouter du vin blanc…J’essaie…rien ne change: consternation. J’en rajoute encore…trop…mon sauté est presque devenue soupe et  le goût de brûlé est toujours là.
2/ Mettre une cuillère à café de beurre de cacahouètes…Il fallait vraiment que je sois complètement désespérée mais je l’ai fait. J’ai mis une cuillère à soupe…pour me donner plus de chance…

Conclusion: mon sauté a le goût de brûlé avec un arrière-goût de vin blanc et de beurre d’arachide..immonde! Je suis super énervée par ce désastre culinaire et les conseils des internautes. Je me venge en décidant de poster sur le forum un conseil pourri: rajouter de la guimauve…

L’homme est donc rentré dans une maison qui sentait le brûlé, avec une femme excédée, des enfants affamés et rien à manger…La semaine va être longue!!!!

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Le piège…

J’ai franchi une nouvelle étape dans mon intégration : J’ai pris une carte de membre dans une célèbre institution d’Amérique du Nord. Une institution dont j’entendais parler depuis que j’étais au Québec.

J’ai hésité longtemps sur le type de carte. J’ai finalement pris celle de Membre Exécutif. Je me suis gâtée, vraiment. Elle est or et noir. Je me sens importante. Faut m’appeler Madame. Faut me sortir le tapis rouge. Je suis membre executif de Costco!

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit, en gros (en énorme même) d’un magasin dans lequel on peut trouver à peu près tout, à prix très interessant mais, le plus souvent, en grande quantité… Un temple de la consommation.

On m’avait prévenue. La première fois, ta carte de crédit s’en souvient…longtemps. Parce que ce n’est pas cher, parce qu’il y a tout un tas de trucs utiles et que ce ne sont QUE des affaires. En bonne acheteuse compulsive, je n’ai pas résisté aux sirènes des aubaines. Et comme le magasin est immense, les emballages géants ne sont pas intimidants: ils sont à l’échelle.

Frénétique, je me demande, en empilant les marchandises dans mon chariot, comment j’ai pu survivre avec une seule paire de ciseaux chez moi, alors que je peux en avoir 18 pour 2,49$ (soit environ 3 voir 4 par pièce, beaucoup plus pratique) franchement?

Une fois à la maison, j’ai pourtant fait face à un problème occulté pendant ma fièvre acheteuse, sous l’oeil goguenard de l’homme…Se retrouver avec de quoi faire 110 brassées de lessive, 2 ans d’éponges à récurer, 52 rouleaux de papier hygiénique, autant de Sopalin, du nettoyant pour sols pour les 5 prochaines années…Cela pose un léger problème logistique. Que dire des 18 pains à hamburger, des 3 packs « king size » de pain de mie, et des 2 kilos de Frosties ? Quand au 3,5 litres de shampoing j’espère qu’on ne va pas changer de nature de cheveux parce qu’il va falloir qu’on les écoule…Bref. Je suis submergée.

Depuis, chaque centimètre carré d’espace libre dans mes placards est optimisé: un rouleau de PQ ou une éponge à récurer s’y trouve forcément…au minimum!

Je songe sérieusement à magasiner un logiciel de gestion de stock…

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Courir…

Il y a quelques mois, j’ai commencé à courir pour une raison précise: Pouvoir manger sans grossir !

Parce qu’aller à la salle de sport ça prend trop de temps, et que les régimes, je ne les tiens jamais.

Paradoxalement,  je me suis mise à courir par fainéantise et manque de volonté.

Pour me donner du courage, je me suis cherchée un coach. Un pas pénible. Un qui se télécharge sur mon iPhone et qui m’encourage. Je l’aimais déjà. Sauf qu’au bout de 10mn de course, au prix d’un effort surhumain, défigurée, transpirante, il m’annonce (après m’avoir applaudi quand même) que je n’ai brulé que 42 calories… Le fourbe me menace de divulguer mon exploit pathétique à toute la planète. Je me suis battue avec cette maudite application toute une soirée pour l’empecher de publier sur facebook, twitter, Pinterest, Linked In et autres : « Marie a couru 1,2 km en 47 minutes ». Histoire d’éviter une honte internationale et des commentaires du style : « Mets-toi au tricot! »…

Progressivement, j’ai pris goût à mes échappées. Rihanna, Daft Punk, Foo fighters et Lady Gaga sont devenus mes plus fidèles supporters. Je les écoute à fond. I’m a firework! It’s a beautiful day! Harder better faster stronger…lalalala… J’y crois… Je galope.

Je fais des tours de parc et croise des athlètes, qui me doublent 3 fois pendant que je fais un tour, rapides, gracieux, réguliers, qui ne semblent pas transpirer… Mais aussi des minces, des ronds, des filles, des garçons, bien équipés, mal fagotés, vieux, jeunes, pourtant tous unis par le même but: Courir plus longtemps, plus loin, plus vite. J’aime la solidarité des coureurs, j’aime ceux qui soufflent un « lâche pas » quand tu es sur le point d’abdiquer et qu’ils te dépassent, ceux qui se poussent pour te laisser passer parce que tu es plus rapide, les sourires essouflés. Ne penser à rien d’autre, se vider la tête, juste tenir.

Il y a une semaine, j’ai couru 10 km. Avec plaisir. Sans même penser au plat de pâtes 4 fromages que je pourrais engloutir après ! Victoire !

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D’arbre en arbre

J’ai emmené mes enfants à l’accro-branche. Si j’avais su…Alors que je les encourageais, j’ai bien remarqué qu’il y avait un parcours adulte. J’ai bien remarqué, aussi, que mon homme avait l’air intéressé. J’ai fait l’autruche jusqu’à ce qu’il vienne vers moi avec sa tête de « j’ai dix ans et j’ai trop envie de le faire »et qu’il me dise : « on y va? ».

J’hésite. L’idée me plaît bien. J’en ai déjà fait. J’avais bien aimé. Sauf que c’était en France et que les arbres me semblaient  bizarrement beaucoup moins grands. Encouragé par le fait que je ne dise pas NON de suite, l’homme renchérit avec tout un tas d’arguments bétons :

–        Non ce n’est pas difficile tu vas voir!

–        Mais si t’es super sportive!

–        Moi j’fais Batman et toi tu seras Catwomen!

–        Si t’as peur, tu peux arrêter quand tu veux il y a des échelles partout!

–        Allez, allez pour UNE fois qu’on peut faire un truc tous les 2…(Papi et Mamie sont là pour gérer les enfants)

Je me laisse tenter. Soyons fous. Le doute m’assaille quand équipée d’un baudrier, d’un casque vert olive et de pleins de cables avec des mousquetons je marche derrière le groupe, 3 couples anglophones et très assurés. Mon homme ferme la marche en chantonnant le thème de Batman…

Arrive le premier « jeu » comme ils disent. Ca va, c’est cool. Je prends mon temps, tout va bien. Les hurlements de la fille qui me précèdent vont vite m’alarmer. Elle crie tellement qu’à chaque jeu, j’arrive et je me dis que finalement c’est pas si pire…Elle a un Tshirt rose fluo et crie sans arrêt. Elle a beau avoir pas mal d’avance sur moi, je sais exactement où elle est.

Les jeux s’enchaînent, de plus en plus difficiles. J’arrive à un pont de singe, assez haut avec, comment dire? Des bouts qui manquent…pas des bouts que tu peux enjamber non non non, des gros trous…Je commence à trouver ça moins drôle. Je sens que je vais crier moi aussi. J’appelle un gars en bas, celui qui est sensé me porter secours en cas de détresse. Il ne m’entend pas. Il cherche ses clefs. Il les a perdu dans le sous bois…Mon homme m’encourage, me dit de sauter et de m’accrocher à la corde qui pendouille entre chaque morceaux de pont…comme Tarzan. Ben voyons. J’hésite. Je cherche sur le tronc de l’arbre s’il n’y a pas un bouton ou un tas de pierre à assembler d’une certaine manière pour faire en sorte que les planches se rapprochent, comme dans Indiana Jones. Mais non : je dois sauter. Il n’y a pas d’échelle de secours et l’autre en bas cherche ses clefs…je saute, je m’accroche, je crie, j’insulte mon homme en disant « PLUS JAMAIS!!! PLUS JAAAAMAAAIIIISSS!!!»…il est stoïque. Il chante Batman. Je me demande ce que je fous là. Et la fille en rose continue de crier.

Puis d’un coup, plus rien…ça me stresse maintenant de ne plus l’entendre. Je m’interroge, je la cherche, rien…et puis je lève la tête, haut, très haut, alors que je suis déjà dans les arbres…Et je vois une petite tâche rose. La dernière tyrolienne est à 60 pieds…Visiblement, ça lui a cassé la voix…Et moi les jambes. J’ai donc arrêté 3 jeux avant la fin, de peur de rester coincée là-haut. Et j’en ai profité pour filmer mon Batman : Cette fois c’est moi qui chantait!

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Mystère et boule de gomme !

Licence Tous droits réservés par @NUMERIK33

Il y a quelques jours, j’ai utilisé une expression que j’avais toujours entendue dans mon entourage et que j’utilisais beaucoup en France. Elle est ressortie, comme ça, au fil d’une discussion, laissant mes interlocuteurs québécois perplexes.

– « Ah oui, lui, il commence vraiment à me courir sur le haricot ! »

Je vous l’accorde: Cette expression est vieillote. Mais surtout, surtout, je n’avais aucune idée de son origine. Pourtant, je devais l’expliquer. Personne ne voyait le rapport avec « Ce type commence à m’énerver ».

Parce qu’évidemment, si on se fait une image mentale, faut vraiment avoir de tous petits pieds pour courir sur un haricot. Et puis, dans l’absolu, cela ne me dérange pas que quiconque court sur un haricot. Ni que quelqu’un ait des pieds assez petits pour courir sur un haricot. Même si c’est le seul haricot au monde. Vraiment. Je vois pas pourquoi cela devrait m’énerver.

A moins qu’il n’y ait plus rien à manger du tout sauf un seul haricot… Le haricot, et que quelqu’un avec des minis pieds court dessus. Là, ça pourrait, éventuellement, m’agacer. Ou alors… Il s’agit d’un très gros haricot, le plus gros des haricots et que quelqu’un (avec des pieds normaux) s’obstine à courir dessus…Mais là encore je ne suis pas sûre que cela m’affecterait vraiment. Parce que, bon, entre nous, je ne suis pas plus végétophile que ça,  surtout avec les haricots.

Mais il me semble que c’est aller chercher bien loin pour une maudite expression.

J’étais acculée et les interprétations plus ou moins fantaisistes allaient bon train autour de moi. J’ai donc sorti mon i-phone et tapé: « Courir sur le haricot » dans google (je n’étais visiblement pas la première…).

Tadaaaaammmm!

« Cette expression née à la fin du XIXe siècle signifie que quelqu’un nous agace beaucoup. « Courir quelqu’un » signifiait déjà au XVIe siècle « l’importuner ». Quant au « haricot », il correspondait, en argot, à un « orteil ». Qui plus est, on l’utilisait également sous la forme « haricoter » qui signifia tout d’abord « être mesquin », puis « importuner ».

Bon ça casse un peu le mystère mais je pourrai désormais utiliser cette expression en connaissance de cause!

Et vous, avez-vous des expressions qui vous intriguent et dont vous ne connaissez pas l’origine? Parce que justement, puisqu’on en parle, d’où vient ‘mystère et boule de gomme’ ???

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Fan de Star Wars à jamais tu seras!

La cité des Sciences de Montréal propose en ce moment l’exposition ‘Stars Wars : identités’. J’en reviens tout juste. J’ai adoré. J’ai 6 ans. Et il m’a fallu toute ma force de Jedi pour ne pas acheter tous les produits dérivés proposés à la sortie.

Mais revenons aux origines de mon amour pour cette saga. Stars Wars a été le film de toute mon enfance. J’y ai joué pendant un bon moment. Et pour cause, j’avais super casting : un grand frère brun rebelle à ses heures, un autre grand frère blond prédisposé à sauver la galaxie, moi, brune, coiffée avec des tresses remontées sur les oreilles, toujours prête à les faire tourner en bourrique. Notre chien, Saki, était parfait en Chewbacca. On s’y croyait, vraiment.

Bon, il me semble que la Princesse Léia dans le film était mieux traitée et qu’elle n’avait pas de double fonction. Moi je faisais la princesse ET le faucon Millenium. Pour Léia, la coiffure suffisait. Pour le vaisseau spatial il fallait que je défasse mes macarons : Mes tresses devenaient alors les commandes. Je courrais avec Han Solo derrière qui me tirait la natte de droite ou de gauche pour me diriger. Simultanément je devais faire des bruits de missiles. Après j’étais sensée passé en vitesse lumière quand le pilote croisait les nattes et que Chewbacca aboyait, mais ça n’a jamais marché. On rigolait bien. Enfin, surtout mes frères, mais c’était cool quand même. Aujourd’hui mon fils ainé s’appelle Luc et ce n’est pas pour rien!

Je suis allée à cet expo un peu méfiante. J’avais peur qu’elle ne brise la magie. Je n’étais pas sûre de vouloir voir l’envers du décor. Mais, au contraire, elle n’a fait que la sublimer.

A travers un parcours initiatique, on crée son personnage en revivant des moments clefs des films, en étudiant la psychologie des héros et en répondant à des questions. C’est bien fait, ludique et à la fin votre personnage  apparaît. Un de mes rêves d’enfant est donc réalisé : j’ai une identité Star Wars et je ne suis ni la Princesse Léia, ni le faucon Millénium!

Fan de Star Wars à jamais je resterai.

May the force be with you!

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Comme dans les films

Récemment on me demandait ce qui avait changé dans mon quotidien depuis que j’étais

arrivée au Canada. Sur le coup je suis restée un peu bête, rien ne me venait à l’esprit. Mon quotidien est finalement assez similaire à ce que je vivais en France.

Puis j’ai réalisé que certaines choses, que je voyais dans les films américains et qui me semblaient exotiques, sont désormais familières:

–       Je prépare des boîtes à lunch tous les matins pour mes enfants (et c’est vraiment moins moins cool que dans les films…, la cantine ça a des bons côtés).

–       Je mange des toasts au beurre de peanuts avec de la confiture de fraise: MIAM!

–       Je bois des litres de café régulier dans des gobelets en carton démesurés, ça m’a pris un moment pour m’y habituer quand même mais maintenant je ne peux plus m’en passer.

–       Je ne m’étonne pas que la bouteille de jus d’orange soit aussi grosse qu’une bouteille de lessive ni que le frigo soit à l’échelle de la bouteille de jus.

–       J’ai assisté à une parade de la Saint Patrick (et j’ai regretté de ne pas avoir des méchants à ma poursuite). Je n’ai pas pu m’empêcher de regarder si Matt Damon ou Harrisson Ford n’étaient pas en train d’essayer de s’y cacher…Mais non. Déception.

–       Je reconnais tous les lieux lors des films ou séries tournés à New York, parce que j’y suis enfin allée, en vrai et plusieurs fois et je me mets à crier:
–  » j’y étais, là, là !!! j’y étais! »
sous le regard exaspéré de mon homme qui y était aussi mais qui prend cela avec beaucoup moins d’hystérie.Que celle qui n’entre pas en transe dès qu’elle voit ou entend « New-York » me jette la première pierre, je suis une New-York addict.

–       Je fais des gâteaux à 3 étages avec glaçage et décoration de compet pour les fêtes de mes garçons. Une après-midi de pâtisserie, 3 moules, 4 tablettes de chocolat, du beurre, de la crème…une seule portion et vous avez votre apport énergétique pour la semaine (rien qu’avec le crémage).

–       Quand je vais au cinéma, je prends un sceau de pop corn, un demi-litre de coke et j’applaudis à la fin, même au milieu des fois.

–       A New-york j’ai hélé un taxi en levant le bras (mais j’ai attendu un bail avant d’en attraper un, contrairement à toutes les actrices qui en chopent un direct)

–       Le BBQ est devenu une religion.

Tant que je ne croise pas Bruce Willis avec une bombe à désamorcer tout va bien!

Et ne croyez pas que je me fasse du cinéma 😉

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